lundi 21 décembre 2009

Film - The Proposition

Dans l'arrière-pays australien, à la fin du XIXème siècle, deux hommes situés aux deux extrémités de la loi passent un marché secret et décisif...
Le Capitaine Stanley s'est juré de "civiliser" le pays sauvage australien. Ses hommes ont capturé deux des quatre frères du gang Burns : Charlie et Mike. Les bandits ont été jugés
responsables de l'attaque de la ferme Hopkins et de l'assassinat de toute une famille.
Arthur, le plus âgé des frères Burns et chef du gang, s'est réfugié dans la montagne. Le Capitaine Stanley propose alors un marché à Charlie : retrouver son frère aîné en échange
de son pardon, et de la vie sauve pour le jeune Mike. Charlie n'a que neuf jours pour s'exécuter...

"La Route" était très décevant. "The Proposition" se révèle être une très bonne surprise. Toujours très esthétique, ce film tourné en 2004 mais distribué en France qu'à partir de cette année possède de splendides décors issus du désert australien. Les acteurs notamment Ray Winstone sont très bons.
Un peu lent mais l'histoire est franchement passionnante sans pour autant être révolutionnaire et surtout écrite par Nick Cave. D'ailleurs, Nick Cave, ne fait pas qu'être scénariste sur ce film, il est aussi le compositeur de la bande originale qui est splendide à la fois planant et rock.
Très bien réalisé, "The Proposition" est un excellent premier film.
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samedi 19 décembre 2009

Top musicaux 2009 (BO + Albums)

Cette année j'innove. Je vous fais partager ma sélection 2009 des 10 meilleurs albums et des 10 meilleures Bandes-Originales de Film.
C'est évidemment une liste qui ne reprend pas tous les albums sortis cette année puisqu'un nombre incalculable a été produit.
Le top des meilleurs albums regroupe aussi bien des artistes pop, rock, trip-hop qu'életro.

Sans plus attendre voici les meilleurs albums de cette année 2009 :
+ Anthony And The Johnsons - The Crying Light
+ Era – Era Classics
+ Patrick Watson – Wooden Arms


Les meilleures BO de cette année 2009 :
+ Le Concert - Divers

Concernant les compositeurs j'affectionne particulièrement le travail de John Murphy et celui de Armand Amar.
Je précise également que la qualité de la BO ne reflète aucunement celle du film.

A venir prochainement le Top 15 des meilleurs films de l'année et le Flop 10.

jeudi 17 décembre 2009

Film - Kérity : La Maison des contes

Natanaël a bientôt 7 ans, mais il ne sait toujours pas lire... Lorsque sa tante Eléonore lui lègue sa bibliothèque contenant des centaines de livres, Natanaël est très déçu !
Pourtant, chacun de ces contes va livrer un merveilleux secret : à la nuit tombée les petits héros, la délicieuse Alice, la méchante fée Carabosse, le terrible capitaine Crochet, sortent des livres...
Ils doivent prévenir Natanaël qu'ils courent un grand danger et risquent de disparaître à jamais.
Pour sauver ses minuscules amis et leurs histoires, Natanaël, rétréci par la Fée Carabosse, se lance dans l'aventure !
Il affrontera vaillamment le très fourbe Ramastou, les crabes géants, l'Ogre affamé...
Arrivera-t-il à temps à lire la formule magique qui les sauvera tous ?
Ce n'est pas parce que c'est inventé que ça n'existe pas !

Le plus regrettable dans toute cette histoire c'est que très peu d'enfants verront ce film. Or, il est une déclaration d'amour à la lecture. On est persuadé que ce film s'adresse avant tout aux enfants réticents à la lecture, qui n'y trouvent pas d'intérêt particulier, mais il s'adresse à tous. Il est à la fois poétique et pédagogique. Un véritable dessin animé d'aventure aux graphismes époustouflants. Les dessins sont très beaux et l'animation est excellente.
Dominique Monféry a réalisé auparavant un long métrage sur "Franklin", ce n'est pas du tout du même niveau.
Une très jolie histoire, qui donne envie de se replonger dans les contes de notre enfance et on l'espère donne envie aux enfants d'apprendre à lire !
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mercredi 16 décembre 2009

Film - Max et les Maximonstres

Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris chez lui, s'évade là où se trouvent les maximonstres. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les maximonstres attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d'un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Max découvre vite toutefois que régner sur un royaume n'est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu'il ne l'imaginait au départ...
Spike Jonke nous emmène encore fois du plus profond de notre subconscient avec ce film très poétique. L'histoire est très jolie elle aussi. Celle d'un petit garçon qui est très mélancolique, car il comprend bien ce qui se passe autour de lui. Il perd son innocence mais reste toujours très seul.
Les Maximonstres qui sont, finalement, beaucoup plus humains que les êtres humains sont très bien faits et originaux.
Malheureusement "Max et les Maximonstres" souffre de quelques longueurs que l'on oublie vu la qualité de réalisation qui est parfaite avec de magnifiques plans notamment dans la forêt ou dans le désert.
D'autres scènes regorgent de tendresse comme lorsque Carol montre sa construction (village miniature) à Max, où encore la fin pour ne citer que ces deux scènes.
Les monstres ne sont pas les seuls à être originaux, le scénario l'est aussi par certains aspects.
Un peu décevant mais excellemment bien filmé et très poétique.
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lundi 14 décembre 2009

Film - Les Chats Persans

A leur sortie de prison, une jeune femme et un jeune homme musiciens décident de monter un groupe. Ils parcourent Téhéran à la rencontre d'autres musiciens underground et tentent de les convaincre de quitter l'Iran. N'ayant aucune chance de se produire à Téhéran, il rêvent de sortir de la clandestinité et de jouer en Europe. Mais que faire sans argent et sans passeport ...
Le message de liberté retranscrit dans "Les Chats Persans" est terrible mais tellement véridique. Ce film nous informe de la situation iranienne faute de réelles informations. On nous présente une jeunesse étouffée, emprisonnée dans un carcan juridique, moral et religieux, à tel point que les détracteurs du Gouvernement sont peu nombreux sauf depuis les évènements de Juillet. La fin de ce film est absolument tragique mais l'espoir reste tout de même, celui d'un changement, d'un renouveau.
Tout était donc positif mais, et c'est le plus dommage, c'est la qualité de réalisation qui se laisse désirer. Même si le film a été tourné clandestinement, des réglages importants n'ont pas été fait comme régler le focus pour que les scènes ne soient pas floues surtout lorsqu'elles sont... à l'intérieur... C'est vraiment dommage.
Malgré tout, les "clips" sont superbement biens réalisés très dynamiques et mettent en images des musiques splendides tant au niveau de la mélodie que des paroles. On attend la BO avec impatience. Même si ce n'est pas mon genre de prédilection, la chanson rappée est très belle et le clip est le plus percutant. Les clips montrent bien une réalité désenchantée. Et le groupe "Take It Easy Hospital" est grandiose notamment avec leur chanson - Human Jungle.
La bande originale de l'année à défaut d'être le film de l'année.

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dimanche 13 décembre 2009

Film - Mensch

A 35 ans, Sam est un casseur de coffres hors pair. Entre la garde de son petit garçon qu'il élève seul, son grand-père qui rêverait de le voir rejoindre l'entreprise familiale, sa petite amie qui se lasse de ses mensonges, il essaie désespérément de devenir un Mensch, un homme bien.
Plus enthousiasmant que ce à quoi on peu s'attendre. "Mensch" a un bon rythme, le scénario est sans être très original en tout cas très plaisant et rempli le cahier des charges des films de mafia.
Le problème c'est Nicolas Cazalé qui a une intonation de voix assez particulière et devient très vite lourd pour ne pas dire carrément pénible.
Les nombreux rebondissements permettent au spectateur de ne pas s'ennuyer. De plus, si le rythme est bon, ce n'est pas le cas en ce qui concerne les émotions dégagées. C'est dommage que le film soit aussi froid, on n'éprouve pas d'affinité particulière envers Sam. On aurait aimé un peu plus de sensibilité pourtant à certains moments cela était possible.
Une bonne surprise au final mais toutes les attentes ne sont pas comblées. Correct sans être exceptionnel.
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vendredi 11 décembre 2009

Film - Loup


Sergueï est un Évène, ces nomades éleveurs de rennes qui vivent dans les montagnes de Sibérie orientale. A l'âge de 16 ans, Sergueï est nommé gardien de la grande harde du clan de Batagaï.
Ce clan - dont le chef n'est autre que son père - est composé de quatre familles et de leur harde de 3000 rennes qu'ils conduisent d'un alpage à l'autre au gré des saisons. Dans cette
immensité, le loup rôde et menace en permanence les rennes ; unique richesse et fierté des Évènes.
Dès son plus jeune âge, Sergueï a appris à chasser et abattre les loups sans état d'âme. Jusqu'au jour où sa rencontre avec une louve et ses quatre adorables louveteaux va bouleverser toutes ses certitudes... C'est à cet instant que sa vie bascule.
Pour protéger "ses" loups, Sergueï va transgresser les lois millénaires de son peuple et ainsi trahir son père et son clan. Dans l'insouciance de sa jeunesse, Sergueï va braver l'interdit : le jeune garçon et les louveteaux vont mutuellement s'apprivoiser. Par amour, il partagera ce lourd secret avec la belle Nastazia. Mais c'est sans compter que le loup garde son instinct de prédateur...
"Loup" est une superbe immersion dans le clan des évènes. L'histoire d'une amitié, l'histoire de la vie où l'instinct de survie est présent à chaque instant. Les paysages sont magnifiques, de vrais paysages naturels où la technique n'a pas encore eu son emprise. Nicolas Vanier, n'hésite pas a aborder le sujet de l'urbanisation qui est un fléau pour ces peuplades nomades.
Les amateurs d'animaux vont êtres heureux devant la beauté des loups. Mais, le problème majeur de ce film réside dans les dialogues qui ne sont pas très bien travaillés mais surtout dans la diction des doublures, en effet, la VF est assez horrible.
Les magnifiques images ne nous déçoivent en aucun cas !
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jeudi 10 décembre 2009

Film - Persécution

Un inconnu. Daniel, 35 ans, est poursuivi par un inconnu qui s'introduit chez lui régulièrement et l'espionne systématiquement. Comment ce garçon est-il entré dans la vie de Daniel ? Daniel lui-même ne s'en souvient pas. Un jour cet inconnu se poste devant lui, le regarde et lui dit : "Tu es l'homme de ma vie". Daniel le chasse. Une femme. Daniel vit seul, mais il va deux ou trois fois par semaine chez Sonia, cette femme qu'il persécute et idéalise en même temps. Il ne lui passe rien et vit dans une dépendance affective totale à son égard. Cette femme lui donne tout ce qu'elle peut mais elle travaille beaucoup, et a peu de temps pour elle. Elle veut aimer Daniel et vivre une vie autonome, un amour apaisé, mais il s'acharne à lui réclamer plus...
Bouleversant et puissant. Deux mots pour qualifier le nouveau Patrice Chereau, "Persécution".
Une caméra maitrisée avec une belle photographie et un rythme qui ne lasse pas. Pourtant, des longueurs pourraient se faire sentir mais le jeu d'acteur de Romain Duris est tellement grandiose que l'on ne ressent aucune lassitude. Duris est toujours aussi naturel. "Persécution" a pour thème principal la solitude. Cette solitude que tout le monde ressent et cette solitude qui fait mal. Il aborde aussi la complexité des rapports amoureux et amicaux. La fin ouverte permet au spectateur de se faire sa propre suite, d'imaginer ce que Daniel fera ensuite le tout sur une splendide chanson de Anthony and The Johnssons. "Persécution" est très touchant et reste très pessimiste.
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mardi 8 décembre 2009

Film - Le Dernier Vol

Partie à la recherche de l'homme qu'elle aime, disparu lors d'une tentative de traversée Londres / Le Cap en avion, l'aventurière et aviatrice Marie Vallières de Beaumont est contrainte de poser son biplan prés d'un poste avancé de "méhariste" français en plein désert saharien.
Confronté à la détermination de la jeune femme, Antoine Chauvet, lieutenant en conflit avec sa hiérarchie, décide de l'aider dans cette quête désespérée, dans un lieu aussi grandiose et hostile que le Ténéré.
Dans ce désert qui ne ment pas, et dans l'abandon qu'il impose, Marie et Antoine découvriront une vérité à laquelle ils ne s'attendaient pas.
« Le Dernier Vol » bénéficie de décors incroyablement beaux. Ce désert du Sahara tant redouté. L’histoire importe peu. Le spectateur est fasciné par ces dunes sans fin, ces soleils couchants… Tout cela est très bien filmé.
L’histoire est assez banale finalement, et prévisible. La fin est attendue mais un peu touchante puisque l’on s’attache aux personnages à leur quête différente mais qui les rapproche.
Peu de dialogue dans « Le dernier vol », mais ce point important du film n’est pas sans nous rappeler la solitude que l’on peu ressentir dans le désert et le silence qui est omniprésent et que nous occidentaux ne connaissons pas dans nos villes.
La musique orientale sur le tout donne vraiment un joli film.
La qualité principale du « Dernier Vol » est la magnificence des décors désertiques. De très belles images avec des couleurs éclatante magnifiques.
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lundi 7 décembre 2009

Film - Sommeil Blanc

Dans le silence et le froid des hauts plateaux alpins, Camille, une jeune femme peintre, vit dans un chalet à l'écart du monde. Elle croise un matin le chemin d'un jeune garçon surgi de nulle part, qui va peu à peu envahir son quotidien. La jeune femme, au risque de voir sa vie bouleversée, va chercher à percer son mystère.
S'attacher à la psychologie des personnages c'est bien ! Souvent on l'oublie un peut. Mais, là le film est beaucoup trop lent puisqu'on ne peut pas lui reprocher sa longueur. Il y a un manque de rythme. L'histoire est assez plate et il ne se passe pas grand chose mais il n'y a pas d'incohérences. C'est dommage parce qu'Helène de Fougerolles qui porte quasiment tout le film est très bonne dans son jeu contrairement à Julien Frison qui n'est pas terrible.
Un rythme un tantinet plus enjoué aurait permis a ce film de ne pas sombrer dans l'oubli.
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dimanche 6 décembre 2009

Film - La Famille Wolberg

Il est capable de faire un discours étonnant sur la soul américaine à des écoliers éberlués, de se mêler de la vie privée de ses concitoyens, ou encore de faire jurer à sa fille de 18 ans que jamais, au grand jamais, elle ne quittera la maison familiale. C'est Simon Wolberg, maire d'une petite ville de province, amoureux fou de sa femme, père envahissant et fils provocateur ! C'est l'obsession de la famille qui porte cet homme. Qui le pousse à mettre à l'épreuve ces liens, à en vérifier la force et la fragilité...
"La Famille Wolberg" est une excellente surprise. Un moment de vie très touchant. On est très ému surtout par le père. François Damiens sait être sérieux. Ce film le montre.
Il nous touche au plus profond de notre être en abordant le thème de la mort de façon brutale. Le discours du père à l'anniversaire de sa fille est très émouvant. Comme la rencontre entre le blond et le père sous la pluie.
C'est beau, c'est touchant. Rares sont les films très touchant. Pas de pathos, le film est juste et montre bien les doutes que l'on peu avoir lorsque l'on essaye de paraitre fort.
Mais il parle aussi et surtout de la famille de manière globale, dans son ensemble, des relations frère/sœur, père/mère, du départ des enfants et de la continuité du couple dans le temps pour ne pas dire de la pérennité du couple. Thèmes éculés, certes, mais toujours important !
Il avait donc toutes les qualités pour être un excellent métrage. Cependant, le jeu d'acteur n'est pas toujours crédible et les paroles sont aussi fluides que la lecture d'un texte par un enfant de CM2 cela concerne surtout Valentin Vigourt et un peu Leopoldine Serre, pourtant deux acteurs qui n'en sont pas à leur premier film. Et le jeu des acteurs est très important dans un film, c'est le point le plus négatif de celui-ci, mais ne concerne pas ni François Damiens ni Valérie Benguigui.
La bande originale est quant à elle excellente, entre blues et soul ! Superbe !
La Famille Wolberg" est très touchant, mais parait avoir été fait un peu trop rapidement.
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